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Voici
ci-dessous une conversation fictive dont nous vous
proposons de tirer sagesse et enseignements pour
régir votre existence quand vous vous trouvez en
proie au doute.
Bien que cette histoire, totalement, ne puise sa
source ni dans le saint Coran, ni dans la sunnah de
notre prophète Mohammad (que la paix et la
bénédiction soient sur lui), elle nous ouvre
néanmoins des perspectives pour gérer au mieux nos
situations conflictuelles-spécialement psychologique-,
élargir notre vision quant à l'existence, et aux
autres dans leur diversité culturelle, éthnique et
religieuse et réléver les défis auquels nous sommes
confrontés tous les jours, tout en nous rappelant
que '' rien n'est jamais perdu" et que "tout arrive
à point à qui sait attendre".
Asseyez-vous donc confortablement dans votre
fauteuil, lisez attentivement et méditez ces
quelques lignes:
" Un jour j'ai décidé de tout laisser tomber...de
quitter mon travail, de couper court mes relations
avec autrui et d'abandonner ma quête de spiritualité...J'en
avais assez! J'explosais littéralement...Ma vie me
semblait des plus étriquées, j'avais perdu mes
raisons de vivre et l'idée de me suicider s"était
furtivement glissée sur l'écran de mes noires
pensées...
Seulement, avant de mettre en oeuvre mon dessein,
j'avais décidé de prendre le metro pour déambuler
une dernière fois dans Paris. C'était l'hiver: le
ciel, décoloré, semblait déjà porter la nouvelle de
mon deuil imminent tandis qu'un vent glacial et
poussièreux me fouettait violemment sur le visage.
Je m'engouffrai rapidement dans le compartiment et
m'assis docilement sur mon siège, ruminait mes
sombres pensées...Puis,je me mis à observer les
rares personnes qui m'entouraient: visages livides,
sans vie et crispés par l'angoisse existentielle...
Pourquoi porter plus longtemps mon fardeau sur cette
terre sans joie? Me demandai-je.
Le siège près de moi était vide. Seul un livre,
oublié ou abandonné par un lecteur ennuyé, apportait
une petite touche de gaieté au gris terne du
compartiment. Je me saisis de cet ouvrage, question
de m'occuper et de fuir les regards désabusés des
passagers qui m'accompagnaient. Et puis, je l'ouvris
au hasard... Voilà ce que j'y lus:
" Peux-tu me présenter un motif valable qui me donne
envie de vivre et me fasse renoncer au suicide?".
Il me dit:" Regarde autour de toi...Est-ce que tu
vois les roses et les bambous?
"oui", répondis-je, tout surpris.
- "Eh bien, j'ai pris le plus grand soin de leurs
graines. Je les ai plantées dans un endroit bien
ensoleillé, les ai arrosées tous les jours et les ai
longuement choyées. Les roses ont alors poussé de
façon fulgurante, tapissant le sol de leur
luxuriante robe pourpre. Mais le bambou, lui, n'a
rien donné. La seconde année, les roses se
pavanaient de plus belle du haut de leur tige et,
ayant envahi les trois quarts de ma serre,
s'enorgueillissaient de leur pouvoir de fécondité.
Et une fois de plus, pour ce qui est du bambou, je
ne vis rien paraître!
La troisième année, la graine de bambou demeurait
toujours prostrée dans son apathie. Quant à moi,
j'attendais patiemment le moment de la voir poindre
le nez.
La quatrième année, celle-ci s'obstine à rester
stérile mais je continuai à l'alimenter et à lui
accorder toute mon attention.
C'est au début de la cinquième année que
soudainement, une petite pousse, toute timide, osa
émerger du sol. Elle s'était fait attendre et,
comparée à la rose, elle semblait miniscule et même,
insignifiante. Cependant, six mois plus tard, le
bambou atteignait 3.5 m de haut. J'avais passé près
de six ans à le rassasier et à le gorger d'eau et de
soleil pour faire pousser ses racines!!! Désormais,
celles-ci étaient fermement ancrées au sein de la
terre et aspiraient les sels minéraux dont il avait
besoin pour élancer son svelte tronc dans toute sa
splendeur.
En fait, sache, que Dieu ne fait jamais supporter à
aucune de Ses créature plus que ce dont elle est
capable. Pour ce qui est des défis que Dieu imposa à
celle-ci, elle peut incontestablement les relever si
elle met à contribution les facultés dont l'a doté
le Tout-puissant.
Il nous faut apprendre, nous les êtres humains que,
tant que nous déployons nos efforts, nos 'racines'
elles aussi sont en train de pousser et de se
solidifier.
Dieu n'a pas abandonné le bambou, qu'on est-il donc
des hommes? Dessilles les yeux! Dieu est celui qui
nous aide et nous soutient jusqu'à notre mort, sans
aucune défaillance ni demande de comprehension. Ne
cherche pas à te comparer à autrui car ton ramage
est unique. Le bambou est investi d'une tâche
différente de celle de la rose; chacun d'eux remplit
un rôle particulier mais tous deux, dans un acte de
symbiose, se complètent mutuellement tout en
enbellissant notre environnement.
Ton temps viendra. Toi aussi, tu grandiras"
- De combien grandirai-je?" demandai-je.
- De combien le bambou a-t-il grandi?" rétorqua le
paysan.
- Autant que Dieu le lui a permis" dis-je.
- En effet, il a grandi selon Ses décrets. Désormais,
toi aussi, confère à notre Dieu la gloire de
t'élever à ton tour, selon les prédispositions qu'il
t'a octroyées."
Le métro s'arrêta à la station "Châtelet", ma
destination. Ces paroles que j'avais lues m'avaient
complètement ravigotée. Je me mis à me rappeler
combien mes parents avaient de mon
affection...Comment avais-je pu céder, des heures
durant, au désespoir au point d'en oublier les
miens??? Dehors, la pluie battait son plein. Les
gouttes d'eau qui ruisselaient sur mon visage me
purifièrent : J'eus la sensation profonde de devenir
un être nouveau, enfin conscient de son rôle!
Leçons à tirer de ce court récit:
- La patience est génératrice de tous les biens.
Notre Prophète (que la paix et la bénédiction soient
sur lui) a rapporté à ce propos:
- " Etonnant est le cas du croyant! Son cas est
bénéfique en toute circonstance, et ceci n'est
spécifique qu'au croyant: Lorsqu'un bonheur lui
échoit, il rend grâce à Allah et ceci est considéré
comme un bien pour lui."
- D'après Abou Said Sa'd Ibn Malik Sinan El-Khoudri,
des hommes parmi les ansârs demandèrent au Messager
(que la paix et la bénédiction soient sur lui) des
moyens de subsistance et il le leur donna; ils lui
en demandèrent encore et il leur dit alors: " Je ne
vous priverai jamais des biens que je possède, mais
il faut savoir que celui qui fait preuve de dignité,
Allah le comblera, celui qui se résigne, Allah le
rendra encore plus patient, et qu'il n'y a pas de
meilleur et de plus grand don qu'Allah ait accordé à
quelqu'un que celui de la patience."
- Toute être humain a une tâche bien définie et est
utile aux autres-ne serait-ce que par sa patience-
même s'il n'en est pas conscient!
- La beauté est dans la multitude et dans la
divinité.
- Il ne vous arrivera que ce que Dieu a décrété pour
vous.
Texte écrit par: Catherine
Candellier ( Khadija Abderrahman)
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